Venez à la rencontre des plus grands romanciers et auteurs de manga du Japon.

A propos de Cork

Embarquer sur le même navire que les créateurs

Pour donner naissance à une œuvre, un créateur va chercher au plus profond de lui-même. Un environnement grâce auquel il puisse s’immerger en toute sérénité dans son travail lui est essentiel, autant mentalement que dans la pratique. Voilà pourquoi il ne peut faire appel à n’importe qui : il a incontestablement besoin d’une agence qui embarque sur le même « navire » que lui. Chez Cork, nous soutenons les créateurs sur le long terme en envisageant les cinq à dix années à venir, réinventant ainsi le concept d’ « agent ».

Découvrir et promouvoir de nouveaux talents

L’avenir du monde de la publication et du contenu dépend des efforts consacrés à la découverte et la promotion de nouveaux talents. Dans cette optique, nous avons fondé le prix du meilleur jeune auteur sur internet. Naturellement, les nouveaux auteurs que nous avons repérés bénéficient de tout notre soutien afin qu’ils se constituent un large lectorat et s’élèvent au rang d’écrivain international.

Des œuvres lues dans le monde entier

Chez Cork, nous faisons tout notre possible pour que nos auteurs soient lus dans le monde entier. Nous souhaitons que l’art et l’intelligence de leurs œuvres touchent les lecteurs aux quatre coins du globe. Pour cela, nous cherchons à constituer un réseau de confiance composé entre autres de traducteurs et d’éditeurs. Nous portons une attention particulière aux traducteurs, que nous nous attachons également à découvrir et promouvoir.

Comment évaluer les créateurs de manière juste

Garantir un environnement dans lequel les auteurs sont évalués équitablement et leur talent rémunéré comme il se doit est également un sujet primordial à nos yeux.

Quand une œuvre est diffusée sur internet, comment faire pour préserver les revenus du créateur ? Malheureusement, il s’agit d’une question qui reste à ce jour sans réponse dans le monde de la publication et du contenu. Nous-mêmes n’avons pas encore trouvé de solution définie.

Cependant, une chose est sûre. Le monde aspire à toujours plus de commodité, et plus personne ne sera en mesure de freiner cette tendance.

On ne mettra pas un terme au débat concernant le contenu numérique après une longue et statique délibération. Plutôt que de s’immobiliser par peur du changement, il s’agit de continuer dans une autre voie, de tendre vers une solution optimale en faisant face à toutes les possibilités.

Chez Cork, nous nous dirigeons activement vers la numérisation du contenu en mettant en place sur internet une plateforme sur laquelle les créateurs peuvent s’exprimer librement, établissant ainsi un nouveau modèle économique.

Redonner un nouveau souffle au monde de la publication et du contenu

Les membres de Cork font partie de la génération qui a grandi avec les livres papier. La numérisation des œuvres ne signifie pas le renoncement à l’existence du papier. Ce qu’il manque actuellement dans le monde de la publication et du contenu, c’est « l’opportunité » pour les créateurs et les œuvres d’obtenir la reconnaissance qu’ils méritent, et afin de palier à ce manque, il est nécessaire de mettre en place diverses structures de dialogue.

La raison pour laquelle le monde de la publication et du contenu s’essouffle est claire. Ce n’est pas que les créateurs et leurs œuvres perdent en qualité, encore moins que les lecteurs se font rares : l’ancien modèle économique n’est tout simplement plus adapté au monde d’aujourd’hui.

Nous pensons que le développement dynamique de la numérisation pourrait être un moyen détourné de redonner un second souffle au monde de la publication de livres papier.

Notre équipe de direction

Président et directeur général : Yohei Sadoshima

Compte twitter : @sadycork

Yohei débute sa carrière en 2002 en tant qu’éditeur dans l’hebdomadaire Morning à Kodansha, En dix ans de carrière, il est responsable de la publication de mangas tels que « Vagabond » (Takehiko Inoue), « Dragon Zakura » (Norifusa Mita), « Hataraki Man » (Moyoco Anno), « Space Brothers » (Chuya Koyama), « Modern Times » (Kotaro Isaka), ou encore « Jurokusai no Kyokasho ». Il quitte Kodansha en 2012 pour fonder l’agence Cork.

directeur / CTO : Daisaku Manda

Compte Twitter : @daisakku

Quelques uns des auteurs de Cork

Kotaro Isaka

(gestion des droits d’auteur en dehors du Japon uniquement)

Hiromi Ito

(gestion des droits d’auteur en dehors du Japon uniquement)

Tom Kawada

(AR3Bros.)

Masahito Soda

(Ten Prism)

Shinya Tanaka

(gestion des droits d’auteur en dehors du Japon uniquement)

Keiichiro Hirano

(gestion des droits d’auteur en dehors du Japon uniquement)

Norifusa Mita

(Investor Z, Dragon Zakura, Angel Bank, etc.)

Éditer des mangas : cultiver des chefs-d’œuvre
Yohei Sadoshima

Quel est le travail d’un éditeur de mangas ? Beaucoup de gens s’imaginent que cela se limite à fixer un délai aux auteurs, puis à les presser de remettre leur manuscrit. Certes, la gestion de leur emploi du temps est une part non négligeable du travail. Mais le plus important, c’est de découvrir des talents. Même les auteurs confirmés qui produisent des œuvres intéressantes chaque semaine étaient au départ des débutants. Or les œuvres qu’ils ont produites à leurs débuts n’étaient pas forcément intéressantes. L’éditeur est celui qui repère des talents à la lecture de telles œuvres, qui les soutient et les cultive.

En ce sens, on peut dire que l’éditeur de mangas est comme un voyant, un révélateur de talents. Or, si le voyant ne porte pas la responsabilité de ses prédictions, il n’en va pas de même pour l’éditeur de mangas. Dès lors qu’il a affirmé que tel nouvel auteur avait du talent, il doit constamment le soutenir dans son activité.

Chûya Koyama, l’auteur de Space Brothers, était initialement designer. Il dessina un seul manga et apporta son manuscrit à la rédaction du magazine Morning. Après l’avoir lu, je lui conseillai d’arrêter son travail de designer, de quitter Kyôto pour Tôkyô, et de devenir l’assistant d’un auteur de mangas. J’ai alors eu des rendez-vous réguliers avec Koyama et nous avons fini par produire une œuvre.

Comment juger un nouvel auteur ? Les éditeurs peu expérimentés regardent d’abord le dessin et l’histoire. Pour moi, ces deux éléments n’ont pas beaucoup d’importance. En effet, c’est quelque chose qu’on peut développer a posteriori.

Ce qui m’importe, c’est un talent qu’on ne peut pas développer ultérieurement : il s’agit de la capacité d’observation. Si l’on enseigne à un auteur doté d’un esprit observateur les techniques pour améliorer son dessin ou son histoire, il va faire un grand bond en avant. Par contre, un auteur dénué de capacité d’observation peut produire dès le départ une histoire correcte, mais il ne va pas progresser davantage. Même s’il devient par la suite un auteur confirmé, il ne pourra pas publier à répétition des œuvres à succès.

Les séances de travail sont un autre élément capital dans le travail d’un éditeur, car elles déterminent la qualité de l’œuvre. Ceux qui n’ont jamais essayé d’écrire une histoire imaginent peut-être que ces séances consistent simplement à accumuler des idées. Or c’est le contraire : il s’agit en réalité d’en supprimer. Pour écrire dix épisodes, il ne suffit pas d’avoir dix idées. Il faut en produire cent, qu’on réduit ensuite à dix. Lors des séances de travail, l’éditeur aussi avance de nombreuses idées. Mais c’est l’auteur qui décide en dernier lieu de ce qu’il va supprimer. L’originalité d’un auteur apparaît non pas dans ses trouvailles, mais plutôt dans ses omissions.

De CHOSES QUI FONT BATTRE LE CŒUR publié par Kogakusha http://kohgaku.co.jp